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Articles de Domoina Ratovozanany

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Pourquoi la COP 21 est importante pour l’Afrique / Why COP21 is important to Africa - Médiaterre, Médiapart, Afrique Presse, Modern Ghana, 8 et 9 décembre 2015

Publié le 23 Décembre 2015 par Domoina Ratovozanany in Climate Tracker COP 21 Fellow, Call4Climate, Environnement

Ces médias ont publié l'article:

- Médiaterre, le portail d'informations sur le développement durable de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le 9 décembre 2015: http://www.mediaterre.org/afrique/actu,20151209101720.html

- Médiapart, blog d'information participatif français, le 8 décembre 2015: https://blogs.mediapart.fr/domoina-ratovozanany/blog/081215/pourquoi-la-cop-21-est-importante-pour-l-afrique

- Afrique Presse, agence de presse panafricaine, le 8 décembre 2015: http://afriquepresse.net/index.php/2015/12/08/pourquoi-la-cop-21-est-importante-pour-lafrique/

- Modern Ghana, média en ligne ghanéen, le 8 décembre 2015 (English): http://www.modernghana.com/news/660582/1/why-cop21-is-important-to-africa.html#.VmcewTaXESA.facebook

VERSION FRANÇAISE:

Le groupe des négociateurs africains considère que la solution au changement climatique ne doit pas freiner le développement en cours sur le continent. Dr Najlaa 'Mahjoub, un négociateur soudanais du Mécanisme de développement propre, déclare: "Les pays en développement veulent avoir un accord à Paris, dans un temps que les pays développés veulent juste de négocier, ce qui est plus que suffisant pour ruiner les négociations et retarder la lutte contre le changement climatique ". Et d’ajouter que les pays développés doivent tout d'abord avoir plus d'ambitions afin de disposer d’une solution qui satisfasse toutes les parties.

Selon le négociateur, ce qui suit représente les questions qui préoccupent particulièrement le groupe africain: le financement de l'adaptation, les pertes et dommages, le renforcement des capacités par la sensibilisation, le transfert de technologie et le rapport d'examen annuel pour suivre le progrès dans les pays en développement. Ce qui vient d’être cité doit être mis en œuvre par les pays développé ; ainsi, le rapport de développement en Afrique ne sera pas affecté. En retour, les pays en développement doivent contribuer par la réduction des émissions.


L'application du mécanisme international de Varsovie sur les pertes et dommages est un autre point sensible important pour les pays africains, qui sont les premières et les plus vulnérables victimes du changement climatique. "« Tant que les Parties responsables des effets irréversibles du changement climatique actuels n’assumeront pas leurs rôles et ne démontreront pas plus d’ambition sur ce point, le texte ne nous conviendra pas, étant donné que notre pays fait partie des premiers victimes des effets néfastes des changements climatiques. Nous espérons une impulsion politique du segment de haut niveau avec les différents groupes de d’appartenance », explique le Dr Hery Rakotondravony, négociateur en chef de Madagascar. Selon un rapport publié par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et le Centre africain des politiques climatiques (CCAM) en 2014, les dommages résiduels du changement climatique coûteront trois à six pour cent du produit intérieur brut de l'Afrique (PIB) par an d'ici 2080, en fonction du niveau des mesures d'adaptation prises.


Les préoccupations et les visions de l'Afrique sur le changement de l'environnement en général et sur le réchauffement global en particulier sont totalement ignorés par les pays développés, qui sont pourtant la principale source des préjudices environnementaux à l’échelle mondiale. En effet, l'Afrique continue de présenter et de plaider son cas auprès de la communauté internationale, ainsi que des institutions non gouvernementale, sur les conséquences désastreuses actuelles et futures du changement climatique en Afrique.

« Les cris des populations de l’Afrique affectées par le changement climatique, en particulier les femmes, les enfants et les petits agriculteurs s’élèvent en permanence. Ces cris signifient qu'ils sont en train de perdre leurs terres agricoles et leurs animaux à cause des inondations et de la sécheresse, qui, dans la plupart des cas représentent toutes les économies d'une vie. Par conséquent, la question des pertes et dommages doit être bien traitée dans l'accord en tenant compte de la considération qu'elle mérite », souligne Mithika Mwenda, Secrétaire général de l’Alliance panafricaine pour le changement climatique (PACJA).

Ali Mohamed Ahmed, Fariya Abubakari et Domoina Ratovozanany

Climate Trackers COP 21 Fellows du projet Adopt A Negotiator

ENGLISH VERSION:

The African group of negotiators considers the solution to climate change as one that does not curb the course of development that they have going. Dr. Najlaa' Mahjoub, a Sudanese negotiator on Clean Development Mechanism, said: "The developing countries want to have an agreement in Paris, in a time that developed countries just want to negotiate, which is more than enough to ruin the negotiations and delay combating climate change".

Not to mention developed countries must firstly have more ambition in order to have a solution that satisfies every party. According to the negotiator, the following represents the issues that the African group is mostly concerned with:

1. Finance for adaptation.

2. Loss and damage.

3. Capacity building through raising awareness.

4. Technology transfer and the annual review report to keep up with the progress in developing countries.

The preceding was meant for the developed countries to implement, so that the development ratio in Africa will not be affected. In return, developing countries shall contribute through cutting emissions. The application of the Warsaw International Mechanism for Loss and Damage is another important struggling point for African countries, who are the first and most vulnerable victims of climate change. “Until the Parties who are responsible of the current irreversible effects of climate change do not assume their roles and do not demonstrate more ambition on this point, the text should not suit us, because our country is among the first victims of harmful impacts of climate change.

We hope to gain a political momentum from the high-level segment with the different groups.”, explains Dr. Hery Rakotondravony, Chief negotiator from Madagascar. According to a report by the UN Economic Commission for Africa (UNECA) and the Africa Climate Policy Centre (ACPC) in 2014, residual damages from climate change will cost 3-6 percent of Africa's annual gross domestic product (GDP) annually by 2080, depending on the level of adaptation measures taken.

Africa’s concerns and agenda, on environmental change in general and global warming in particular, are totally ignored by developed nations, who are the main source of harm to the global environment. Indeed, Africa continues to present its case and pleas to the international community, as well as non-governmental institutions on the dire present and future consequences of climate change in Africa.

“The cries of climate impacted people of Africa especially women, children and smallholder farmers are on the rise. The cries also indicate that they are losing their farmlands and animals to floods and drought, which in most cases account for all their life savings. Therefore, the issue of loss and damage should be well addressed in the agreement and given the regard it deserves” Mithika Mwenda, PACJA Secretary General said.

Fariya Abubakari, Domoina Ratovozanany and Ali Muhammed Ahmed who are Climate Trackers COP21 Fellows for Adopt a Negotiator Program.

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